Question vive : faut-il renverser la classe pour faire réussir les élèves ? Peut-on parier sur la classe inversée comme système pédagogique et didactique innovant ?

La classe inversée : plus qu’une méthode, une philosophie

Le fonctionnement est le suivant : les élèves reçoivent des cours sous forme de ressources en ligne (en général des vidéos) qu’ils vont pouvoir regarder chez eux à la place des devoirs, et ce qui était auparavant fait à la maison est désormais fait en classe, d’où l’idée de classe “inversée”. En réalité, on va surtout profiter du temps libéré en classe pour organiser des activités, des projets de groupe et des échanges qui vont donner un vrai sens au contenu scolaire. Beaucoup de variantes sont possibles, mais la finalité est de passer d’un modèle centré sur le professeur à un modèle centré sur l’élève afin de répondre aux besoins individuels de chacun.

Groupe d'élèves et leur professeur utilisant le modèle de classe inversée

Professeur guidant un groupe de travail

Il s’agit donc davantage d’une philosophie que d’une méthode à proprement parler. C’est une façon d’aborder l’enseignement, de repenser ce qui est fait en classe pour améliorer l’expérience d’apprentissage. C’est un outil au service du professeur que celui-ci peut adapter selon ses élèves et ses objectifs. Voilà pourquoi il existe autant de façons d’inverser sa classe que l’on peut en imaginer.

Les cours mis à disposition des élèves peuvent provenir de sources diverses, y compris du professeur lui-même s’il souhaite créer son propre contenu (si c’est votre cas, vous trouverez des outils et des conseils dans les autres parties de ce site). On observe même des élèves proposer leurs propres vidéos. En clair, tout ce qui fonctionne bien peut être utilisé.

Un modèle plus humain

Le professeur a un rôle de tuteur et aide un élève sur un ordinateur lors d'une classe inversée

Les interactions deviennent plus conviviales

Les avantages de ce modèle sont multiples, mais le principal est la liberté qu’il procure. Il est libérateur pour les élèves car ils ne sont plus contraints à rester assis en silence durant des heures, ils peuvent désormais “vivre” en classe et avoir des échanges riches avec le professeur et les autres élèves. Ce modèle est aussi libérateur pour le professeur, qui n’est plus obligé de répéter encore et encore les mêmes leçons à des classes endormies ou agitées, et qui a enfin du temps pour discuter directement en tête-à-tête ou en petits groupes avec ses élèves. Il prend alors un rôle de tuteur, à leur coté et toujours disponible, ce qui lui permet de mieux les découvrir et de les comprendre. Il peut adapter son aide en fonction de chacun et son travail en devient plus efficace. C’est aussi plus gratifiant car les élèves le considèrent maintenant comme un pair toujours prêt à les aider plutôt que comme une figure autoritaire. Les relations sont donc plus détendues et les résultats scolaires s’en trouvent améliorés.

…et plein de bon sens

Elèves qui utilisent une tablette iPad en classe inversée

Atelier d’écriture collective

D’un point de vue pratique, ce fonctionnement est encore une fois plus logique : un élève qui bloque sur un problème n’est plus contraint à baisser les bras tout seul chez lui. Ce travail sera dorénavant effectué en classe, laquelle pourra prendre des allures d’atelier géant où l’entraide et la collaboration prennent le pas sur la compétition. 
D’autre part, lorsqu’un élève regarde ses cours en vidéos, il peut mettre en pause à tout moment et revoir un passage autant de fois qu’il le souhaite pour être certain de l’avoir bien compris. Il peut aussi en profiter pour noter des questions qu’il posera ensuite au professeur en classe. A l’inverse, dans le modèle classique, peu d’élèves osent interrompre un cours et avouer qu’ils n’ont pas compris quelque chose, ils passent alors le reste de l’heure perdus car il leur manque un élément, et quand vient la fin du cours, le professeur n’a bien souvent plus de temps pour répondre aux questions.

 

ARTICLE COMPLET ICI : https://www.classeinversee.com/presentation/

- La classe inversée : c’est le concept qui rend les autres possibles, ou qui leur donne tout leur potentiel.

- La progression individuelle : ici, chaque élève avance à son rythme. On n’essaie pas de faire en sorte que toute la classe progresse au même rythme puisque celui-ci sera toujours soit trop rapide soit trop lent, quel que soit l’élève. En suivant un modèle de progression individuelle, chacun avance donc en fonction de ses capacités et personne ne se retrouve perdu ni ne s’endort d’ennui. La progression individuelle peut toutefois être encadrée afin d’éviter les progressions trop lentes, on peut par exemple imposer à chaque élève de valider un nombre minimum de modules chaque mois ou chaque semaine, ou bien de valider ces modules selon un calendrier donné (qui est commun à la classe). Si des élèves n’ont toujours pas validé un module alors que la date imposée est proche, le professeur peut les regrouper et leur faire un cours ciblé pour qu’ils puissent le valider à temps (dans ce modèle, les élèves les plus lents progressent donc ensemble, à long terme). Ce concept est difficilement réalisable dans une classe qui n’utilise pas le modèle inversé.
 

 – La pédagogie de maîtrise : consiste à exiger des élèves qu’ils maitrisent un sujet avant de pouvoir passer au suivant. Cela permet d’éviter que les élèves accumulent des lacunes tout au long de leur scolarité et finissent par perdre pied. Le niveau de maitrise requis est choisi par le professeur, un élève va par exemple devoir obtenir une note de 15/20 minimum avant de pouvoir passer au chapitre suivant, ou bien montrer, par quelque manière que ce soit, qu’il a bien assimilé le sujet. Ce concept est plus pratique à mettre en place dans une classe qui utilise la progression individuelle.

 - La pédagogie de projet : consiste à baser l’apprentissage sur des projets et activités plutôt que de le cantonner à des cours théoriques. Cette approche dynamique permet aux élèves d’explorer des problématiques du monde réel. Les intérêt sont nombreux : développement de la culture générale et de compétences importantes (communication, coopération, réflexion, créativité…), plus grande motivation à apprendre, meilleure rétention d’informations, meilleure compréhension, etc. Ce concept peut s’utiliser dans n’importe quelle configuration pédagogique, mais une classe inversée aura beaucoup plus de temps à consacrer à des projets qu’une classe traditionnelle. Pour plus d’information, voir la section Pédagogie de projet.

suite de l'article : https://www.classeinversee.com/concepts-pedagogiques/ 

Question vive : faut-il renverser la classe  pour faire réussir les élèves ? Peut-on parier sur la classe inversée comme système pédagogique et didactique innovant ?
Question vive : faut-il renverser la classe  pour faire réussir les élèves ? Peut-on parier sur la classe inversée comme système pédagogique et didactique innovant ?

Repenser la forme scolaire à l’heure du numérique; Vers de nouvelles manières d’apprendre et d’enseigner : 


http://cache.media.education.gouv.fr/file/2017/55/1/IGEN-Rapport-2017-056-Repenser-forme-scolaire-numerique-nouvelles-manieres-apprendre-enseigner_849551.pdf

Vers une société apprenante

Les grands axes du rapport François Taddei Catherine Becchetti-Bizot Guillaume Houzel :

http://cache.media.education.gouv.fr/file/03_-_mars/19/0/2017_rapport_taddei_740190.pdf

 

Différenciation pédagogique : comment adapter l'enseignement pour la réussite de tous les élèves ?

http://www.cnesco.fr/wp-content/uploads/2017/04/Differenciation_dossier_synthese.pdf

Le principe de la classe inversée consiste, dans sa forme la plus simple, à demander aux élèves de prendre connaissance en dehors de la classe de notions nouvelles, en utilisant une variété de supports pédagogiques (ex : textes, photos, vidéos), de telle sorte que les séances en classe puissent être consacrées à des exercices, des travaux pratiques avec l’enseignant.

Ce dispositif prend aujourd’hui d’autres formes dans lesquelles les élèves n’ont pas à s’approprier seuls des connaissances, mais plutôt à explorer un domaine nouveau, chercher des ressources, préparer une présentation ou une activité, le temps de classe étant ensuite dédié à des débats, des travaux de groupes, des phases d’analyse et de synthèse (note Lebrun, Cnesco 2017).

L’objectif visé de ce type de dispositif est de libérer du temps de classe en déléguant via le numérique des activités qui semblent accessibles aux élèves en autonomie pour mieux le réserver à celles pour lesquelles l’intervention d’un enseignant apparaît comme essentielle.

Son risque est que certains élèves ne soient pas en capacité de s’approprier de nouveaux contenus ou de nouvelles démarches de façon autonome.

Si un certain nombre d’expériences rapportent une plus grande disponibilité de l’enseignant et des progrès des élèves, les dispositifs mis en œuvre sont trop récents pour avoir donné lieu à des analyses fondées scientifiquement. De plus, les résultats disponibles ne permettent pas toujours l’accès aux tranches d’âges, niveaux ou disciplines pour lesquels ils seraient efficaces.

Dossier de synthèse du Cnesco sur la différenciation pédagogique et des démarches innovantes

Dossier de synthèse du Cnesco : ÉCRIRE ET RÉDIGER COMMENT GUIDER LES ÉLÈVES DANS LEURS APPRENTISSAGES ?

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