Dessine-moi l'apprentissage 2019

Publié le 31 Août 2019

DES DESSINS ??? DESSINE-MOI...

- Dessine-moi l'apprentissage ?

- Dessine-moi les théories de l'apprentissage ?

- Dessine-moi les diverses pédagogie en formation initiale ?

- Dessine-moi les diverses pédagogie en formation professionnelle ?

- Dessine-moi les diverses pédagogie en e-formation ?

- Dessine-moi les positions pédagogiques - didactiques des apprenants et des fomateurs ?

-Dessine-moi le milieu construit pour faire apprendre ? (dimension mésogénétique)

-Dessine-moi la chronologie envisagée pour faire apprendre ? (dimension chronogénétique)

- Dessine-moi les places/les responsabilités des différents acteurs dans la salle de formation ? (dimension topogénétique)

DES SOLUTIONS APRÈS LES DESSINS

Dessine-moi l'apprentissage 2019
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DES CONTINENTS D'APPRENTISSAGE

Dessine-moi l'apprentissage 2019
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Dans le champ de la formation des adultes, il existe trois grands modèles répondant à la question qu'est-ce qu'apprendre. Ces 3 modèles apportent un éclairage sur l'activité opaque d'apprendre et des outils pertinents, des techniques efficaces selon la visée d'apprentissage, l'objet d'apprentissage qui en conditionne le choix. 

Ces modèles relèvent des grandes théories de l'apprentissage. Ils sont des traductions destinées au champ de la formation des adultes.

1/ Le modèle de l'empreinte : apprendre, c'est prendre des informations. La connaissance se transmet selon un schéma de communication de type émetteur - récepteur. Apprendre, c'est combler des manques et le rôle du formateur est de transmettre son propre savoir. L'erreur doit être évitée. Les postulats pédagogiques sont la motivation par le contenu, l'assimilation par la clarté du discours, la mémorisation par la simplification, l'apprentissage par l'imitation. Cette option est défendue au nom de trois arguments : gain de sûreté, gain de temps, facilitation des acquisitions. Son origine se situe dans la maïeutique de Socrate.

2/ Le modèle du conditionnement : apprendre, c'est exécuter et répéter. La connaissance s'inculque. Apprendre, c'est exécuter et répéter des opérations, des gestes, des comportements.  La théorie qui fonde cette option est le comportementalisme (ou béhaviorisme) fondé sur le conditionnement. Pavlov et Skinner en sont les initiateurs. Certains parlent non d'apprentissage, mais plutôt de dressage en mettant en évidence que "les résultats sont obtenus aux dépens du sujet". Cette théorie a donné la pédagogie de la réussite, la pédagogie par objectifs, les référentiels de formation. Ce modèle se focalise sur le savoir. Le côté positif de cette approche est la centration sur une tâche que l'apprenant doit réussir, c'est concret et immédiatement observable. C'est aussi les automatismes qu'elle développe (qui rendent disponibles à la réflexion). Les points négatifs sont qu'il est possible de réussir sans avoir compris, de réussir des opérations simples mais être incapable d'effectuer un plan d'action complexe les intégrant. De plus, les apprenants effectuent docilement des tâches conçues par d'autres, ce qui n'apprend pas la conception ni l'autonomie.

3/ Le modèle de la construction : apprendre, c'est chercher et résoudre (seul ou à plusieurs). Contrairement au modèle précédent, tout se centre sur l'apprenant, sur sa boite noire. On s'appuie ici sur les travaux de Bachelard, Piaget, Vygotski et Bruner. Ce modèle explique l'acte d'apprendre comme une réorganisation du savoir antérieur. Il postule que le savoir se construit par celui qui apprend; à travers une mise en relation des données des expériences extérieures et certains éléments nouveaux. Notons que cette construction est rendue possible grâce à la rencontre avec des obstacles qui font naître une prise de conscience de besoins nouveaux et grâce à l'analyse de ces obstacles et des hypothèses de réponses nouvelles. La démarche est scientifique au sens où il s'agit de résoudre une situation problématique avec des obstacles qui exigent un travail hypothético-déductif et la mobilisation de nouvelles ressources qui sont visées comme objet d'apprentissage. 

Dans la littérature sur la formation des adultes, on parle aussi de méthodes pédagogiques qui ramènent sensiblement aux grandes théories de l’apprentissage précitées (cf. Noyé/Piveteau). Ces méthodes pédagogiques peuvent être classées en méthode affirmative (expositive et démonstrative), interrogative ou active.

 

Les méthodes affirmatives se divisent en méthode expositive et en méthode démonstrative.

 

Avec la méthode expositive (cf. la théorie de la transmission), on peut dire que le formateur possède un savoir qu'il transmet. Il s’appuie sur les notes écrites qu'il a face à lui. Les auditeurs ne savent pas et reçoivent les informations données, qu’ils prennent en note. L'utilisation de vidéos relève de la démarche expositive. Cette démarche s'appuie sur la pédagogie de la transmission et une posture magistrale du formateur. 

 

Avec la méthode démonstrative (cf. la théorie du béhaviorisme), c'est le formateur qui détient et transmet le savoir ou le savoir-faire. Il montre en même temps qu'il explique. Au besoin, il fait expérimenter aux personnes en formation les comportements qu'elles doivent reproduire. Comme exemple de méthode démonstrative, on peut citer le moniteur d'auto-école qui montre comment changer les vitesses. Cette démarche approche de la méthode béhavioriste qui découpe l'enseignement en diverses unités et objectifs d'apprentissage effectués pas à pas, afin de créer des automatismes.

 

Les méthodes interrogatives (cf. la maïeutique socratique)  consistent à faire découvrir à l'apprenant ce que l'on veut enseigner. Il doit donc faire la moitié du chemin lui-même. Toutefois, ce chemin est tracé par le formateur qui pose une suite de questions bien choisies. La difficulté des questions doit être dosée, de telle sorte que les réponses soient trouvées sans trop de peine. Cette méthode permet un feed-back permanent et suscite une certaine participation des stagiaires même si elle est très guidée. Cette démarche transmissive approche l’art antique de la maïeutique ou le cours dialogué actuel.

 

Les méthodes actives (cf. les théories du constructivisme et du socio-constructivisme) sont basées sur le principe que l'on apprend mieux en construisant soi-même son savoir, que l'on retient mieux ce que l'on apprend en joignant le geste à la parole. Il s'agit avec les méthodes actives de construire soi-même son propre savoir alors que l'on est confronté un problème à résoudre. Il ne suffit pas que les personnes dépensent de l'énergie dans des activités, il faut que l'activité de l'apprenant devienne un moyen de résoudre un problème qu'il se pose ou bien qu'on lui présente, qu'il accepte et qui devient son problème à résoudre. Les solutions construites permettront d'augmenter son pouvoir d'agir, de documenter ses ressources et ses compétences, d'améliorer sa compréhension d'une situation de travail. L'emploi des méthodes actives nécessite d'imaginer des situations d'apprentissage suffisamment significatif pour l'apprenant, suffisamment proche des vrais problèmes professionnels rencontrés. Ces méthodes relèvent de la pensée piagétienne et du constructivisme, ainsi que du socio-constructivisme, dès lors qu'une coopération est appelée entre les apprenants (cf. Vygotski).

Dessine-moi l'apprentissage 2019
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