Quinze idées ou plus à défendre

15 idées qui toutes ne sont pas applicables en l’état mais peuvent susciter du débat en cette nouvelle année 2017. Allocation chômage universelle, taxation des robots, garantie de dix ans sur les appareils électroménagers ou mise en place d’un nouveau système de retraite, il y a de quoi débattre durant 365 jours… À la suite des "nuits debout" de l’an dernier qui ont vu surgir certaines de ces thématiques... Reprenons les, défendons les et allons plus loin avant... C’est en définitive une nouvelle république à dessiner !

- Le revenu universel serait-il une solution face a la "crise" qui depuis 1973 ne s'achève pas ? Est-ce une utopie ou une fausse bonne idée ? Peut-on imaginer un revenu pour tous sans condition de contrepartie ? Peut-on s’opposer à un revenu de base, un minimum pour vivre décemment ? Devant la précarisation, la robotisation, la concentration, le profit financier excessif, la rationalisation, etc... que faire d'humainement raisonnable et responsable ? Réfléchir à un revenu universel ? Déjà des politiques, des universitaires et même des patrons y voient une invention du XXIe siècle de manière à répondre à une raréfaction du travail et à de nouveaux désirs de vivre… ce serait une mesure idéale pour les reconversion professionnelle, la vie estudiantine, les stressés du travail, etc. Le chômage de masse montre bien depuis 30 ans que la vie ne se réalise plus dans le travail, l’existence de chacun ne résume plus à ce que tu fais et tu gagnes. Le travail a perdu : il n’est plus en soi une valeur humaine. Nous sommes incapables de le partager et d’en trouver pour tout le monde. Alors que ne peut-on imaginer d’autre en ce début de siècle…

- l’allocation chômage pour tous puisque la frontière s’estompe entre le salariat et le travail indépendant, puisque les auto entrepreneurs, les artisans et les free-lance sont encore plus vulnérables aux retournements de conjoncture que les salariés, il faut pouvoir assurer à tous une égale protection…

– Un patrimoine minimum universel sous la forme d’un don accordée à tous à l’âge de 18 ans, financé par l’impôt sur l’héritage, de manière à ce que chacun démarre dans la vie avec un certain pécule…

Un régime de retraite révisé : une remise à plat générale autour d’un système unique que serait la retraite par point. Les travailleurs accumuleraient leur cotisation sur un compte individuel géré par l'assurance vieillesse. Leur contribution serait garanti par l’état. Mais le système fonctionnerait toujours selon le principe de la répartition, les cotisations finançant les pensions. Ainsi, les carrières longues serait favorisées, le salarié pourrait opter pour une retraite progressive, les inégalités d’espérance de vie seraient corrigées… Mais pas d'indexation sur le PIB. 

- Le tirage au sort des élus de la république. Pour Aristote comme pour Montesquieu, le tirage au sort est consubstantiel à la démocratie. Pratiqué à Athènes, oubliée depuis deux siècles, cette méthode servait à combler la coupure entre le peuple et le monde politique. Montesquieu écrivait : « le suffrage par le sort est dans la nature de la démocratie, le suffrage par choix est de celle de l’aristocratie ». Effectivement, la classe politique s’est professionnalisée, formant une espèce d’aristocratie du politique fréquentant palais et lobbyistes, complètement coupée des aspirations du peuple et des promesses de campagne électorale. Le tirage au sort fonctionne pour les jury d’assises, pourquoi le tirage au sort ne fonctionnerait-il pas pour gouverner un pays avec des assemblées de citoyens…

- Le 49.3 citoyen est un dispositif qui permettrait de donner aux citoyens la possibilité d’abroger ou de modifier toute texte législatif dans l’année suivant son adoption. Un moyen de faire entendre la voix de tous et de permettre à chacun d’exercer pleinement sa citoyenneté entre les élections et de contrôler le travail des politiques... Tout en étant aussi force directe de proposition...

- La révocation des élus est une idée née dans les sections jacobine de 1789. Ce serait un moyen d’abolir la monarchie présidentielle qui pèse dans le paysage politique français. Il s’agirait de créer un droit de révoquer un élu en cours de mandat, par référendum, sur demande d’une partie du corps électoral.

- Créer une troisième chambre d’élus, aux côtés du Sénat et de la chambre des députés, dédiée aux enjeux de long terme environnementaux. Ce serait une manière de concilier la décision politique qui vise au bien-être à court terme et le temps long de la vie de la planète, et de répondre aussi aux nouveaux enjeux de développement durable…

- Une garantie de 10 ans pour les équipements ménagers serait une solution économique bien utile pour la planète, une vraie solution écologique et éco-responsable, luttant contre l'obsolescence programmée...

- Lancer une société privée de financement de la transition énergétique dans laquelle l’État serait minoritaire mais une vraie garantie…

- Investir dans une électricité bleue sur les mers avec des éoliennes offshore, de l’hydrolien utilisant la force les courants marins, et de l’énergie thermique ( les différences de température des eaux génèrent des volts). De nouvelles sources d’énergie existent en dehors de la terre que l’on a épuisée...

- Taxer les robot et la robotique pour financer la protection sociale. Si le robot remplace l’être humain dans des tâches ingrates, il est tout à fait juste qu'il lui rende d’une façon pécuniaire le travail pris.

- Former les enseignants comme on forme des ingénieurs. Il s’agirait de recruter les enseignants et de les former pendant trois ans comme dans les écoles d’ingénieurs ou de commerce. Le tutorat avec les enseignants expérimentés devrait être aussi privilégié, de même qu’on pourrait privilégier dans les classes un tuteur pour chaque élève en difficulté. Avoir plus de maîtres que d’élèves serait beaucoup plus opérationnel. S’appuyez sur les connaissances développées par les neurosciences permettrait de mieux former les professeurs aux mécanismes de l’apprentissage. Tout en étant accompagné par des hordes de chercheurs en didactique…

- Se réapproprier nos données numériques, puisque ces données sont des informations que nous produisons gratuitement, ne peut-on affirmer qu’elles sont un bien commun et que les grands groupes devraient payer pour les utiliser et nous vendre ensuite des services ?

- Fixer un salaire maximum patronal afin qu’un certain nombre de patrons ne gagne pas jusqu’à 240 fois le SMIC, c'est plus qu’une justice sociale, c’est un symbole et une revalorisation de la valeur travail.

- Construire des logements avec l’argent du fonds de réserve pour les retraites, un investissement dans des immeubles locatifs… c’est mieux que les marchés en termes de rentabilité...

- Créer de la monnaie et la donner directement aux citoyens, de la monnaie locale pour des échanges de services. Plutôt que de flécher ses liquidités vers les sables mouvants des circuits bancaires, une circulation de flux monétaires dans un seul réseau restreint d’échange serait une nouvelle approche économique complémentaire à l’existant…

- Créer une peine d’indignité nationale pour les évadés fiscaux, un numerus clausus dans les prisons, une incitation pour baisser le prix des médicaments, des incitations au télé-travail, un stabilisateur des médias, des comités citoyens pour veiller à l’application des lois, un service d’accueil de la petite enfance partout...

etc...

 

A SUIVRE ET REVOIR

Certaines idées furent extraites du numéro 2723 de l’Obs, d'autres ajoutées...