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UNIV PERSO - Blog de Philippe Clauzard

Cours universitaires et travaux de recherche sur les questions d'apprentissage des jeunes et des adultes, science du développement humain, sciences du travail. Philippe Clauzard MCF Université de La Réunion - Composante ESPE Analyste du travail et didacticien - Tous les contenus de ce blog sont sous licence Creative Commons.

Atout Formation : Processus d'apprentissage et développement des adultes

Publié le 3 Janvier 2023

Atout Formation : Processus d'apprentissage et développement des adultes

Le cône en lui-même est assez explicite, mais détaillons certains points.

Au bout de deux semaines selon la source de l’enseignement il nous restera un certain pourcentage de rétention de l’information. Ce pourcentage varie par rapport aux différents sens utilisés et notre degré d’implication.

Nous retenons :

  • 10 % de ce que nous lisons
  • 20 % de ce que nous entendons
  • 30 % de ce que nous voyons
  • 30 +20 = 50 % de ce que nous entendons et voyons. Par exemple : une vidéo
  • 70 % de ce que nous disons
  • 90 % de ce nous faisons et disons.

On peut constater une différence assez flagrante entre ce qu’on appelle le mode passif et le mode actif.

Le mode passif  est tous simplement quand on reçoit l’information sans avoir d’interaction sur le sujet. Il passe principalement  par notre vision et notre ouïe  l’information ne va que dans un seul sens. La compréhension n’est pas mise à l’épreuve et la pertinence de certains points n’est pas remise en question. On ne fait qu’accueillir.

Le mode actif est quand justement quand il y a une interaction avec l’information. Un débat sur le sujet, une expérimentation qui permet de comprendre le mécanisme. Plus le  degré d’implication sur le sujet est élevé plus la rétention d’information augmente. Cette fois si on est maitre des informations qu’on reçoit.

Être actif lors de l’apprentissage met donc notre pertinence et compréhension à l’épreuve, mais pas seulement, ça permet aussi d’avoir un retour d’expérience sur nos erreurs, un « Feed Back » afin de savoir où nous nous en sommes sur notre sujet. Ce partage permet aussi de couvrir les différentes zones d’ombres que nous n’avons pas comprises que d’autre ont vue et inversement. C’est un partage de nos cartes du monde.